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  • Pascal

Squash sur directautheatre.com



Une nouvelle expérience théâtrale : faire du théâtre en ligne. Sur le papier, ça semble étrange, mais le jeu en vaut la chandelle ! Avec Squash, texte d'Andrew Payne mis en scène par Robert Plagnol, le spectateur plonge avec indiscrétion dans la relation d'amitié de Greg et Ryan, qui se connaissent depuis longtemps. Ils se retrouvent chaque lundi pour jouer au squash. Mais ce soir-là, Ryan a besoin d’un alibi, car il doit rejoindre Leslie, une femme charnelle et séduisante qu’il ne parvient pas à quitter. Il va peu à peu entraîner Greg dans ses mensonges, jusqu’à lui imposer une situation insoutenable.


Entre fidélité à soi et fidélité à l’autre, il y a un espace flou, inconnu, un territoire inexploré et toujours questionné, où celui qui s’aventure se retrouve paradoxalement enfermé entre quatre murs. Autant comme un schizophrène, que comme un joueur de squash. Car partenaire il y a, justement : l’autre. Cet autre soi-même qui n’est chaque fois ni tout à fait le même ni tout à fait un autre. Et balle, il y a aussi : ce questionnement « et maintenant qu’est-ce qui se passe ? » qui, tel le projectile de caoutchouc, matière agressive, voire blessante, rebondit toujours à vue, sur les cloisons du cours fermé et vous oblige à envisager en un temps très bref tous les synopsis éventuels.


"Robert Plagnol règle la mise en scène électronique au couteau et compose de beaux inserts atmosphériques. Nicolas Soulié donne au personnage du premier cadre une férocité sèche et rieuse impressionnante. Pascal Lacoste pousse le second personnage vers une douceur trompeuse, dans un contrepoint rythmique et psychique troublant et parfait. Squash, match, catch ? En tout cas, toute la sauvagerie des civilisés que nous sommes dans une prouesse qui révèle la passionnante nouveauté d’un langage : l’œilleton d’une caméra devient un œil mental et théâtral." Giles Costaz


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